GR7 trail expérience : des Monts du Lyonnais aux Cévennes.

Notre périple sur le GR7 nous mène à présent vers le département de la Loire. Au quatrième jour de notre voyage, nous quittons en effet les environs de Lyon pour ceux de Saint-Etienne. Il fait frais mais la journée s’annonce belle lorsque nous quittons notre belle maison d’hôte d’ Yverzon, justement nommée la Maison du parc.


Nous serons trois, pour quelques kilomètres puisque Romain, rencontré sur plusieurs courses et notamment sur l’UTAT au Maroc, nous accompagne un bout de chemin ce matin. Il vit depuis un an tout près, dans un village à quelques kilomètres de Lyon. Il y goûte vraiment les possibilités de la région, où la grande ville est à quelques pas d’une campagne vraiment préservée et de quelques belles pentes. Les monts du lyonnais, que nous parcourons en sa compagnie, sont effectivement tout sauf plats et le GR7 aime à en épouser les contours les plus dénivelés. Nous grimpons et dévalons sans cesse jusqu’à Saint-Martin en haut, où après une pause café Romain nous quitte, pour courir dans l’autre sens récupérer sa voiture, laissée à notre point de départ.
Damien et moi continuons notre route jusqu’à Saint-Chamond. Le parcours aujourd’hui me rappelle beaucoup la Saintélyon, la fameuse course nocturne qui relie les deux villes en décembre, puisqu’il passe par les principaux points de ravitaillement. Auparavant, nous admirons tout de même un panorama imprenable sur les Alpes en haut du signal Saint-André, le point culminant des monts du Lyonnais. On y voit distinctement la masse du Mont-Blanc, au loin.


Nous nous arrêtons un instant à St Catherine, avant de poursuivre de villages en hameaux, sur un parcours mixte routes et chemins, encore très vallonné, jusqu’à dévaler vers Saint Chamond. Notre étape du jour est à l’hôtel Campanile : moins bucolique, mais on s’y repose bien.
Le lendemain, une très longue étape nous attend sur les monts du Pilat. Nous retrouvons d’abord Caroline, l’épouse de Damien et traileuse émérite, à la gare de St Chamond avant de nous élever rapidement, par une pente bien raide sur un sentier empierré, sur les hauteurs. Nous grimpons ainsi jusqu’à la Jasserie, où nous nous accordons, au soleil, une agréable pause déjeuner. L’endroit, en ce dimanche, est fréquenté. Il faut dire que le brouillard règne encore dans la vallée et qu’il fait bon être au-dessus des nuages.
Nous atteignons ensuite le crêt de la Perdrix, point culminant des lieux, à plus de 1400 mètres, où le panorama sur la mer de nuage et les Alpes est spectaculaire. Mais le chemin est encore très long jusqu’à notre étape du jour. Nous marchons et trottinons à travers les grandes étendues du Pilat, entre forêts et plateaux. Quelques beaux hameaux rythment notre progression.
Nous pouvons admirer un splendide panorama encore, et un coucher de soleil tout aussi spectaculaire. Notre arrivée aux Sétoux, où nous faisons étape, sera nocturne. Heureusement, les propriétaires de l’auberge locale, dénommée la Riboule, habitués à recevoir des pèlerins de St Jacques (nous nous sommes détournés juste sur la fin pour trouver notre hébergement sur le GR65, où j’étais passé en 2012), ont ouvert spécialement pour nous. L’accueil est chaleureux et la soupe est bonne!

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Après la longue étape de la veille, c’est presque un jour de repos qui nous attend sur les sentiers ardèchois. Nous n’effectuons en effet, au départ des Sétoux, que 26 kilomètres (et tout de même 1000 mètres de dénivelé!) pour rejoindre Le Roux.
Une belle balade (dont je tente de profiter malgré un gros rhume qui m’embête déjà depuis la veille) sur les hauts plateaux. Nous déjeunons à St Bonnet le Froid, village connu pour son restaurant étoilé aux spécialités de champignons. J’y étais également passé sur mon premier chemin vers St Jacques, par erreur d’ailleurs puisque j’avais alors emprunté une portion de GR7 en me trompant de sentier! Il faisait beaucoup moins beau ce jour-là. Aujourd’hui, un beau soleil d’automne, presque chaud, nous accompagne. Le sentier est facile, il ferait bon y dérouler nos foulées si nos sacs étaient plus légers. Un parcours de marathonien et de belles pistes sabloneuses sur la fin de l’étape, dans un environnement très naturel.

Nous pouvons goûter un repos douillet et l’accueil chaleureux d’Anne, Etienne et leur famille, qui tiennent une splendide maison d’hôte nichée au coeur de ce pays sauvage. Anne était puéricultrice dans une grande ville, elle a tout quitté pour se consacrer à ce beau projet. Quant à Etienne, aujourd’hui paysan, on devine aussi que sa trajectoire a sans doute pris des différents tournants avant de vivre de cette belle et rude terre d’Ardèche. C’est une agréable soirée qui nous attend au coin du foyer, où je tente de soigner le gros rhume qui m’a bien handicapé pendant notre parcours du jour.


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