Trek vers le mont Nanhu, Taïwan : sur l’île montagne.

Mon guide et son chauffeur viennent me chercher à l’heure prévue, à mon hôtel de Tapei. Il était déjà 19h et donc cette première journée de Trek allait se résumer à un voyage en voiture pour rejoindre les montagnes de la côte est de l’île, la zone la plus sauvage de Taïwan. Notre but : quatre jours de marche qui doivent nous mener au sommet du mont Nanhu, l’une des montagnes les plus réputées de l’île et parmi les plus hautes. Le parcours se situe presque intégralement dans le parc national de Taroko. 

Nous arrivons donc assez tard au petit village au pied des montagnes où nous dormons dans un hôtel modeste, qui me change beaucoup des somptueuses chambres auxquelles m’avait habitué ma première semaine de voyage sur Taïwan à vélo.

C’est presque au petit jour que nous en repartons. Encore quelques lacets de routes et nous voici sur le sentier.

Les tous premiers mètres annoncent la couleur : nous allons passer la à grimper. Mon guide, Lee, possède un gabarit court et compact, et il lui faut bien ça pour trimballer l’énorme sac à dos qui contient ses affaires et les vivres pour nos repas (petit déj et dîner ; je porte moi même mes repas de midi) des quatre prochains jours.

Le chemin est tracé dans les plantations sur le premier kilomètres. Quelques toutous pas très contents saluent notre passage. Lee m’explique qu’ils sont avant tout là pour décourager les singes, très nombreux ici, de s’attaquer aux récoltes.

Un peu plus loin, nous rejoignons la forêt. La pente est souvent très raide, parfois même équipée de cordes fixes, mais sur le sol sec d’aujourd’hui il n’y a aucun problème. Par temps de pluie et en descente, ça doit être plus coton. J’espère que le beau temps va se maintenir. La semaine dernière, alors que je pédalais, il tombait ici beaucoup de pluie et de la neige dès le premier refuge.

Comme mon guide a quand même bien du mal à monter avec son énorme charge, je vais à un rythme tranquille et l’attend de temps en temps. Je lui propose même de l’aider en portant quelques éléments mais il refuse évidemment, c’est son travail et je suis le client.

Je marche donc devant, en appréciant bien cette montée sous des arbres imposants dont certains seraient millénaires. Quelques trouées dans la végétation me permettent d’admirer mes premiers panoramas sur le massif. La brume, qui était très intense la semaine passée sur mon voyage à vélo, est moins gênante. L’effort est doux et c’est agréable.

Je discute aussi avec quelques marcheurs plus légers que nous, qui se baladent « à la journée ». Ce sont des citadins de Taipei venus s’aérer. Leur allure est sportive et je les sens plutôt entraînés.

La fin de l’étape alterne fortes montées et fortes descentes, toujours dans cette ambiance de forêt d’altitude qui devient un peu moins dense à mesure que nous nous élevons.

L’étape est courte. Après un dernier effort sur les 600 derniers mètres bien raides, nous atteignons le premier refuge. Nous allons donc pouvoir nous détendre et nous reposer en profitant du calme du lieu. C’est d’ailleurs dans ce cadre que j’écris ces lignes, après une douce première journée de Trek vers le mont Nanhu.


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