Au bout de la nuit… des Cabornes!

Vendredi soir, je passais par Lyon pour courir la fameuse nuit des Cabornes. Un trail nocturne dans les Monts d’Or, où j’avais choisi de courir sur la version 25 kilomètres. 

 

NUITS DES CABORNES

Comme je passais pas si loin grâce à mon voyage de presse en Savoie Mont-Blanc à vélo à assistance électrique, je me suis dit « tiens, si restais un soir à Lyon pour participer à la nuit des Cabornes »?

Un message à Matthieu Forichon (l’auteur de DBDB ! ) que je savais impliqué dans l’organisation, et c’est parti.
Je retrouve Vincent et Jérôme, des amis de Matthieu que j’avais déjà rencontrés, pour me rendre depuis la capitale des Gaules au pied des monts d’or. Ce n’est pas loin.
Le temps d’avaler au restaurant du coin une bonne assiette de charcuterie et patates à l’ail que mes compagnons vont regretter d’avoir consommé si près du coup de feu (ils ont pris du dessert, aussi!), et nous voici au départ.
L’échauffement est des plus sommaires : la distance annoncée est assez longue, 27 kilomètres et surtout 1300m de dénivelé, et il fait encore très chaud. Durant la journée, Lyon était un four.
En plus, je cours sans aucune pression ni prétention. Juste pour réaliser un bon entraînement entre deux voyages. Mon programme est bien chargé, je ne veux pas me fatiguer.
Un regard à la terrifiante « maison du chaos », œuvre d’art d’un goût discutable qui jure furieusement avec les maisons ocres de Saint Romain aux Monts d’Or. J’étais déjà venu courir ici, un jour d’hiver de 2003. J’avais remporté la « foulée des Monts d’Or », en courant à une allure que je ne pourrai plus tenir longtemps aujourd’hui. La maison du chaos était déjà là, choquait déjà, mais restait pourtant bien plus discrète. Comme moi, elle a un peu changé.
Le départ est donc donné avant que la nuit ne tombe. Le peloton s’étire vite pour gagner les pentes du mont Thou, un des sommets des Monts d’Or. Je trottine. L’obscurité s’avance. Les petits ronds de lumière s’allument ça et là dans le peloton, à mesure que les sous-bois deviennent plus sombres.
J’allume moi aussi ma frontale. Les pentes sont assez rudes, je me sens assez bien. Malheureusement, un peu plus loin, je m’aperçois que la lumière de ma lampe perd dangereusement en puissance. Piles HS. Pas bien grave, j’en ai pris une autre, à défaut d’avoir bien vérifier les charges… Mais un peu plus loin encore, cette deuxième lampe émet elle aussi des signes de faiblesse.
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Ce que je voyais avec ma frontale en panne … 

 

C’est presque un gag. Comment ais-je pu négliger cet aspect crucial d’une course nocturne ? Déjà que courir la nuit sur des sentiers étroits, devaler des dévers à la lueur d’une frontale ne me paraît pas simple, dans l’obscurité totale c’est juste dangereux.
Au ravitaillement, personne n’a de piles pour moi. Je m’accroche aux faisceaux des autres, mon téléphone me sauve la mise. Mais ce n’est quand même pas évident du tout.

Piles neuves!

Heureusement, une bonne âme me dépanne à un carrefour. Piles neuves. J’ai perdu pas mal de temps mais je repars. Encore quinze kilomètres. Le parcours ne laisse guère de répit, on enchaîne montées sèches et descentes assez techniques tout le temps. Même si j’y vais tranquillement, il faut rester assez concentré. Seuls les sommets réservent une petite respiration. J’y admire les lumières de la ville, là bas, en dessous.
Je ne peine pas vraiment mais n’accélère pas non plus. Décidément, je n’ai plus grand chose en commun avec le coureur que j’étais lorsque j’avais couru sur ces terres. Mais bon, « n’y pensons plus » et je savoure quand même l’instant présent.
L’instant présent, c’est faire attention à mes chevilles dans la dernière dégringolade du parcours, varier l’intensité de ma lampe car déjà le signal de « batterie faible » s’est remis en route, et courir jusqu’à la ligne d’arrivée. 3h06 d’effort, j’aurai pu faire mieux.
La nuit est parfaitement noire maintenant sur les Monts d’Or. Je retrouve Jérôme arrivé juste avant moi et Matthieu, venu nous voir. Il a couru un 110 kilomètres la semaine passée et doit se reposer. Ca me fait plaisir de le revoir. Vincent arrive un peu plus tard, blanc comme un linge. Les patates à l’ail, c’est bon mais pas simple à digérer en dévalant les collines.
La nuit peut envelopper totalement les monts d’or. Les coureurs sont passés. Une bière en bonne compagnie (les précédemment cités et Clément) et je file me coucher.

 


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