Entre bois et plateaux de l’Aubrac . St Guilhem épisode 2.

Il fait frais lorsque je repars de St Chely d’Aubrac. Comme moi, quelques pèlerins s’apprêtent à reprendre le sentier. La plupart s’en vont vers Conques, certains même vers St Jacques, sur le GR 65.

Cette fois-ci, je m’en vais plein sud, sur le St Guilhem. Le patron de l’auberge des m’assure que s’il disposait de dix jours de libre, c’est assurément cette direction qu’il prendrait. Décidément ce St Guilhem a la cote !

Je traverse la pittoresque place de la mairie, avec son école qui semble sortie d’un film des années 30, puis descend jusqu’au pont des pèlerins.

C’est là que les chemins se séparent. Je monte sur la route. Un peu plus loin, un panneau et plusieurs indications au sol me rappellent que je ne suis plus sur le St Jacques. Sans doute quelques pèlerins s’y sont souvent trompés. D’un GR à l’autre, il faut certes prendre garde à choisir le sien.

Le mien, aujourd’hui, m’emmène sur le haut plateau de l’Aubrac mais pour l’heure je gravis une bonne pente à travers la forêt.

Un joli bois de hêtres, bordé d’un muret de pierres sèches comme il se doit.

Je parviens en haut, un peu péniblement car je dois l’avouer je souffre de deux grosses ampoules que je me suis faites hier. Un peu l’histoire du cordonnier mal chaussé! Mais au fil des tests…

Je retrouve l’immensité du plateau volcanique. Il n’est aujourd’hui peuplé que de jolies vaches, et de quelques randonneurs. Elles font partie intégrante de ce majestueux tableau. Les vegans seraient ici totalement hors de propos, criminels du paysage et de la vie. Mais les Aubracs broutent tranquilles et le soir venu, à la bonne auberge du col du Trebatut, je mangerai un bon aligot, comme il se doit.

L’endroit, en un peu moins humide, me rappelle les montagnes d’Irlande du Nord que j’ai parcouru un peu plus tôt sur les pas d’un autre saint, prénommé Patrick. Les vaches y remplacent les moutons, mais les étendues et les reliefs sont assez comparables.

Je rejoins plus tard une zone encore boisée, mais où domine cette fois les résineux. Là, c’est plus les paysages du GR7 parcouru non loin d’ici à l’automne qui me reviennent en tête.

Mais il faut avant tout être dans l’instant présent et c’est aussi la singularité de l’Aubrac que j’admire. Peu d’endroits aussi vastes et sauvages en France. Parfois, la trace de l’homme semble réduite aux anciens burons, dont l’architecture (toit au ras du sol, toutes petites fenêtres) semble indiquer la rudesse du climat.

Je profite de la dernière descente pour trottiner dans la forêt, jusqu’au col et à l’auberge. L’étape était plus courte qu’hier mais je me sens un peu plus fatigué et heureux de pouvoir me reposer dans ce bel endroit.


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