Saint-Guilhem au bout du désert. St Guilhem épisode 8.

C’est mon dernier départ sur cette grande randonnée. Déjà huit jours que je suis en marche.

En quittant Navacelles, par ce beau matin, je sais qu’il me reste une belle journée de randonnée pour apprécier les paysages de l’Hérault.

Je m’eleve vite au-dessus du hameau. Le sentier gagne bientôt les gorges de la Vis. Comment cette petite rivière, aux flux modeste aujourd’hui a-t-elle pu construire un tel canyon ? C’est une des pensées qui m’accompagnent.

En tous cas, l’oeuvre est réussie : les panoramas sur le cirque s’enchaînent, la balade est impressionnante.

C’est aussi relativement sportif. Le sentier en balcon joue les montagnes russes et le terrain rocailleux nécessite une certaine vigilance.

Je parviens ensuite sur le chemin plus large bordé par la canalisation . La pente est plus douce et le sentier bien plus facile. Un bon répit à l’ombre, mais qui offre encore de belles vues sur les gorges.

Une bonne remontée m’attends pour regagner le plateau suivant. Me voici maintenant sur le plateau du Larzac sud.

Après St Maurice, le parcours redevient à nouveau tout en bosses. Le paysage est de plus en plus méditerranéen. La végétation est celle de la garigue, en alternance avec des sapinières. C’est très sec et pas une seule goutte d’eau ne coule.

Je n’ai d’ailleurs plus d’eau et c’est assez assoiffé que je terminerai ma grande randonnée. Néanmoins, j’apprécie beaucoup la beauté de cette fin d’ultime étape, qui m’offre encore des panoramas superbes, notamment sur le cirque de la Seranne.

Je passe devant l’Ermitage de Notre Dame de Belle Grâce. Je ne suis plus très loin. J’aperçois enfin le château fort en ruines qui domine St Guilhem le Désert.

Les remparts se laissent voir après un énième virage. Je commence à être vraiment fatigué. Je croise de nombreux promeneurs, ce qui contraste avec ma solitude du jour.

Me voici sur la place. Je retrouve l’abbaye de Gelone, le platane immense. Ils sont ma récompense du jour, en plus de la bière bien fraîche que je m’offre dès mon arrivée, cédant à une soif intense.

Le soir, je flânerai dans les rues en compagnie de Jérôme, l’auvergnat que je retrouve à l’hôtel. Sous la lumière des réverbères, le village donne à voir sa splendide architecture médiévale d’une façon différente. Presque comme un feu d’artifice pour fêter la fin d’une si belle balade à travers le massif central !


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