Canal des 2 mers à vélo : le rude chemin de Monsieur Riquet.

Lorsque je suis parti sur cette vélo route du Canal des 2 mers à vélo, j’imaginais une gentille balade le long d’un canal, qui me ferait découvrir de beaux endroits au bord de l’eau.

La première partie du parcours m’avait déjà réservé quelques surprises : la côte atlantique près de Royan n’est pas qu’une succession de plages immenses et plates. Quelques bonnes côtes venaient pimenter nos tours de roues.

La Gironde n’est pas non plus une vaste étendue toute plate : forcément, les grands crus requièrent un minimum de coteaux pour s’épanouir !

Une fois atteint le canal latéral de la Garonne, je pensais que mes dernières étapes seraient moins sportives. C’est qu’avec plus de 100 kilomètres par jours, en mode « vélo sacoches », mes étapes étaient bien remplies.

C’est vrai que le long de ce premier canal, qui intervient d’ailleurs au bout de plus de 300 kms sur cette vélo route des 2 mers (un nom qui me semble plus juste, du coup, que l’officiel « canal des 2 mers à vélo »), le voyage est très doux.

À l’ombre des platanes, sur une bande d’enrobe parfaite, ça roule.

La traversée de Toulouse est un peu plus rocailleuse, comme l’accent de Nougaro. Mais la ville a fait de gros progrès déjà dans la circulation douce.

Ensuite, j’ai pédalé (vite, car mon programme de visites me donnait l’occasion de réaliser quelques beaux contre la montre entre deux rendez-vous) sans heurts jusqu’à la frontière de la Haute Garonne. Là, soudainement, dès l’aube de l’Aude, le cyclotouriste entre dans un autre monde.

À partir d’ici, plus de joli panneau indiquant l’itinéraire. Plus de bitume non plus. Le chemin de halage est plus qu’irregulier, il semble n’avoir pas été restauré depuis la mise en eau du canal après la mort de son créateur Pierre Paul Riquet.

C’est donc un parcours VTT qui m’attendait jusqu’au bout du canal, jusqu’au bord de la Méditerranée.

Néanmoins, même si j’ai un peu maugrée contre les soubresauts du halage, contre les barrières de travaux (aux intitulés parfois peu engageant comme « zone contaminée, défense d’entrer ») m’obligeant à de nombreux demi-tours et détours, j’ai bien apprécié cette exploration du plus célèbre canal de France.

Souvent à l’ombre des beaux platanes qui font partie de sa légende, puis sous celle des pins parasols à mesure que la Méditerranée se rapproche, le parcours reste très plaisant.

Les points d’intérêt ne manquent pas. J’aurai voulu avoir plus de temps pour explorer les ruelles de la cité de Carcassonne, observer plus longtemps les péniches franchissant les neufs écluses de Fonseranne, à Béziers, ou encore redécouvrir la bouillante cité culturelle de Sète. Mais mon bref passage dans ces lieux m’a tout de même ravi.

Mais outre ces incontournables, d’autres sites moins connus m’ont charmé : l’écluse de l’Aiguille et ses joyeuses sculptures, le petit port du Somail, où j’ai passé une nuit, notamment.

Bref, même si le parcours fut cahotique, si de nombreux aménagements seraient les bienvenus pour les cyclo-touristes, ce canal du Midi, où l’on sent encore l’histoire de la belle idée de Monsieur Riquet. L’animation vidéo proposée aux écluses de Fonseranne l’ explique d’ailleurs très bien.

Une belle découverte, même si ce fut plus dur physiquement que je ne l’avais pensé.


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